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Samedi 25 février 2006

Être « accro », c'est s'isoler du monde et des autres

 

Bon comme promis, voici un article destiné à vous sensibiliser sur le danger des drogues que vous les considérez comme douces ou dures, elles restent quoi qu'il arrive des drogues.

 

Qu'est ce que c'est ?

 

Définition des drogues

Nous avons tous une vague idée de ce que sont les drogues : "des produits, interdits pour la plupart, qui perturbent le comportement et la santé et rendent dépendants". Essayons d'être plus clairs :

L'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) propose la définition suivante pour le terme « drogues » : " produit psychoactif naturel ou synthétique, utilisé par une personne en vue de modifier son état de conscience ou d'améliorer ses performances, ayant un potentiel d'usage nocif, d'bus ou de dépendance et dont l'usage peut être légal ou non ".

Les drogues sont donc des substances d'origine naturelle ou synthétique qui modifient l'activité mentale, les sensations et le comportement. Elles sont « psychoactives » et provoquent des troubles physiologiques et physiques.

Les drogues modifient la perception de la réalité et la façon de réagir face à cette réalité.

Leur usage présente des dangers pour la santé physique et psychique et peut perturber gravement le comportement social. Il peut être générateur d'accidents. Il conduit généralement à la dépendance.

Leur usage peut être légal ou non. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'alcool et le tabac, produits d'usage légal en occident, sont des drogues, ils répondent en effet à la définition précédente.

 

D'abord, savoir de quoi on parle

Tout produit absorbé par l'organisme qui en modifie l'humeur et le comportement est une DROGUE.

Certaines drogues, comme l'alcool, certains médicaments, calment. D'autres, comme la cocaïne, excitent; certaines, comme la marijuana, les hallucinogènes, modifient les perceptions.

À court terme, les drogues tiennent en général leur promesse de calmer, d'exciter ou de modifier les perceptions... ce qui les rend bien attirantes, pour le jeune comme pour l'adulte.

Les drogues préférées des jeunes

L'alcool reste encore, et de loin, la drogue la plus utilisée par les jeunes. Parmi les drogues illicites, le cannabis et ses dérivés (marijuana, haschich...) gardent la faveur des jeunes consommateurs. Depuis quelques années, la cocaïne et ses dérivés (crack, free-base...) se sont introduits dans certains milieux, mais demeurent peu répandus.

Près de 80 % des jeunes ont consommé de l'alcool ou une drogue avant l'âge de 17 ans; à la fin de leur secondaire, au moins 20 % ont essayé la marijuana ou une autre drogue illégale. Bien que la plupart s'en tiennent à une consommation limitée aux rencontres de groupe, 15 % de ces consommateurs prennent de la drogue régulièrement; 1 à 2 % d'entre eux connaissent des problèmes de dépendance à une ou à plusieurs drogues.

Les jeunes et les effets nocifs des drogues

- La consommation abusive de certaines drogues peut affecter le développement physique du jeune.
- Son développement psychologique et ses performances intellectuelles risquent d'en prendre un coup si la drogue devient le centre de ses intérêts.
- La toxicomanie se développe plus rapidement chez le jeune.

Une toxicomanie, c'est une dépendance à une drogue qui est marquée par des effets négatifs sur la santé physique ou mentale, sur la vie familiale ou sociale. Il semble difficile, sinon impossible, au toxicomane de se passer de sa ou de ses drogues.

Tout en constatant les effets de la consommation de drogues par les jeunes, il faut aussi garder en tête que relativement peu de jeunes sont dépendants de la drogue...

 

Classements des drogues

On recense aujourd?hui plusieurs centaines de drogues. Pour y voir clair dans cette multitude de produits, il est devenu nécessaire d?en faire un ou plusieurs classements.

Ces produits sont généralement classés selon leurs effets ou selon leur dangerosité.
Ces deux classements comportent toujours une part d?arbitraire, ainsi les effets d?une drogue sont fortement dépendants de la dose absorbée mais aussi de la personne qui l?absorbe, de son état physique et psychique et même de son environnement au moment de la consommation.
Nous avons tous l?expérience de l?alcool et savons que certaines personnes ont « l?alcool triste » alors que d?autres ont « l?alcool gai », que certains supportent de boire plusieurs verres sans effets notables et que d?autres seront ivres dès le premier verre. Il en va de même pour beaucoup d?autres drogues, certaines auront même des effets opposés selon qu?elles sont prises à faible ou forte dose.

 

Les produits sont classés en trois grandes catégories :

 

Les stimulants qui stimulent le fonctionnement du système nerveux :
Tabac, Cocaïne, Crack, Médicaments stimulants (Amphétamines et autres dopants), Ecstasy, GHB.
Ces produits favorisent temporairement un état d'éveil et d'excitation et réduisent la fatigue. Ils induisent un sentiment fallacieux d'assurance et de contrôle de soi. L'effet est généralement suivi d'un état d'épuisement et de dépression.
Ils conduisent fréquemment à la dépendance psychique et peuvent induire, à forte dose, des conséquences graves : paranoïa, dépression importante, fatigue généralisée. Ils sont aussi la cause d?accidents par surestimation de ses capacités.
 

Les hallucinogènes ou perturbateurs qui perturbent le fonctionnement du système nerveux :
Cannabis et produits dérivés, Produits volatils (colles et solvants, anesthésiques volatils), Kétamine, LSD, champignons hallucinogènes etc.
Ces produits provoquent une perturbation de la perception de l'environnement et de la réalité : modifications de la perception du temps et de l'espace, sensibilité exacerbée aux couleurs et aux sons.
A long terme, ils peuvent modifier durablement la personnalité du consommateur qui ne peut plus composer avec les éléments de la réalité.

 

Les dépresseurs qui ralentissent le fonctionnement du système nerveux :
Alcool, Médicaments tranquillisants et somnifères (Barbituriques, Benzodiazépines...), Opiacés (Héroïne, Méthadone, Codéine, Morphine... ).
Ces produits entrainent une sensation de détente et de rêve ainsi qu'une perte d'inhibition.
Ils conduisent fréquemment à la dépendance physique et peuvent induire, à forte dose, des conséquences graves (arrêt cardiaque ou respiratoire). Ils sont également la cause d'accidents par perte de vigilance et de contrôle de soi.

 

Modes d'action
 

Les drogues perturbent le fonctionnement normal du cerveau en agissant au niveau des neuromédiateurs.
Rappelons qu?un neuromédiateur est une substance chimique qui assure la continuité de l?influx nerveux. Il est libéré dans la synapse, zone de jonction entre deux neurones ou entre un neurone et une autre cellule.
Lorsque l'influx nerveux arrive depuis le neurone émetteur sur la synapse, il déclenche la libération du neuromédiateur. Celui-ci vient alors se fixer sur les récepteurs appropriés du neurone récepteur qui transmet à son tour l?influx nerveux.

Les différentes zones du cerveau, sièges de nos facultés, de nos humeurs et de nos sentiments, sont plus ou moins sensibles à différents neuromédiateurs. En perturbant le fonctionnement d?un ou plusieurs neuromédiateurs déterminés, une drogue perturbera le fonctionnement des zones cervicales sensibles à ces neuromédiateurs. Les effets de cette drogue seront donc déterminés en fonction des zones du cerveau ainsi perturbées ainsi que de la façon dont elle les perturbe.

 

On distingue trois modes d'action selon les substances :

 

Certaines (morphine, héroïne, nicotine, cannabis ...), de par leur structure moléculaire, imitent les neuromédiateurs naturels et se substituent à eux dans les récepteurs appropriés.
Lors d?un usage chronique, les neurones s?adaptent et diminuent ou perdent leur capacité à produire eux-mêmes ce neuromédiateur ce qui engendre un phénomène physique de manque et donc de dépendance physique.
 

Certaines, particulièrement les stimulants (cocaïne, ecstasy, ...) augmentent la sécrétion d'un neuromédiateur naturel puis épuisent ses réserves d'ou le phénomène de dépression ou "descente" qui apparaît après l?effet stimulant.
Ils agissent par saturation des récepteurs qui deviennent de moins en moins sensibles, c'est le phénomène d'accoutumance. Ainsi, lors d?un usage chronique, l?usager a besoin de plus en plus de produit pour retrouver l?état qu?il recherche ou même pour se trouver dans un état normal.
 

Certaines (alcool, ...) bloquent un neuromédiateur naturel nécessaire au fonctionnement neuropsychique normal et agissent par manque.

 

Les produits stupéfiants, qui entraînent une dépendance, ont un point commun : celui d'augmenter la quantité de dopamine, neuromédiateur agissant sur une zone du cerveau appelée le « circuit de récompense ». C?est cette zone qui est stimulée et nous donne du plaisir chaque fois que nous agissons dans le sens de notre conservation ou de la survie de l?espèce : le plaisir de manger ou de faire l?amour par exemple.

 

La stimulation des neurones à la dopamine produit une sensation de plaisir intense. L'individu cherchera alors à ressentir de nouveau ce plaisir avec le ou les produits utilisés. Ce mécanisme explique les comportements de consommation répétitive qui conduisent à la dépendance.
Les autres neuromédiateurs impliqués sont principalement les endomorphines, les endocannabinoïdes, la noradrénaline, la sérotonine, l?acétylcholine et le gaba.

 

tableau recapitulatif

 

Les stimulants

LES EFFETS
RECHERCHES

LES PRODUITS

PRINCIPAUX EFFETS
INDESIRABLES et/ou NOCIFS

Stimulation physique et intellectuelle légère

Produits à base de caféine (café, thé, soda à base de cola)

Dépendance (+). Irritabilité, insomnie.

Stimulation physique et intellectuelle légère

Nicotine du tabac

Dépendance (++). Toxicité pulmonaire et cardiaque, cancers.

Lutte contre la dépression, recherche forte stimulation

Antidépresseurs stimulants

Dépendance (++).

Lutte contre la fatigue, recherche forte stimulation, effet "speed".

Médicaments contenant des amphétamines (coupe-faim)

Dépendance psychologique (+++). Risques cardiaques.

Excitation, stimulant, augmentation des sensations, délires.

Ecstasy

Dépendance psychologique (+++). Manifestations physiques multiples parfois graves consécutives à l'état d'excitation, ex. : troubles cardiaques, déshydratation. Risque de confusion mentale, d'accidents divers, d'accidents psychiatriques graves pour les plus fragiles.

Forte stimulation psychique, sentiment, délires.

Cocaïne

Dépendance psychologique rapide (++). Irritabilité, insomnie. Détérioration des cloisons nasales. Accidents cardiaques, overdose, risques psychiatriques.

Brève et forte stimulation

Crack (dérivé de la cocaïne)

Dépendance très rapide (++++). Agitation, troubles du comportement, troubles psychiatriques, accidents cardiaques, risque d'overdose.

 

les sédatifs

LES EFFETS RECHERCHES

LES PRODUITS

PRINCIPAUX EFFETS
INDESIRABLES et/ou NOCIFS

Détente, endormissement.

Infusions (verveine, camomille, tilleul, etc.)

Néant.

Détente, endormissement.

Médicaments à base de plantes (phytothérapie).

Néant.

Détente, lutte contre l'angoisse et l'anxiété.

Tranquillisants, anxiolytiques (usage légal sur ordonnance médicale).

Dépendance (++) sur longue période. Troubles de la mémoire (+), conséquences graves en cas de surdosage.

Favoriser l'endormissement, lutter contre le réveil précoce.

Somnifères (usage légal sur ordonnance médicale).

Dépendance (++) sur longue période. Troubles de la mémoire (+), conséquences graves en cas de surdosage.

Détente, euphorie, endormissement.

Alcool.

Dépendance (+++) "gérée médicalement". Administration par voie buccale évitant les risques infectieux énumérés ci-dessous.

Suppression de l'état de manque.

Méthadone, subutex. Usage légal. Produit délivré exclusivement aux héroïnomanes sur prescription médicale.

Dépendance (+++) Risques liés au produit : amaigrissement, caries dentaires, overdose.

- Lutte contre les fortes douleurs chez les malades

- Flash, fortes détentes psychiques et physiques, "défonce" chez les toxicomanes.

Dérivés de l'opium (morphine, héroïne, codéïne) et autres antalgiques.

Risques liés à l'injection sans précaution d'hygiène : seringues usagées, absenced'asepsie, abcès, infections pulmonaires (hépatites B et C, virus du sida...).

"Défonce", détente.

Solvants (éther, trichloréthylène, colle, solvants industriels).

Dépendance (+++) Toxicité rénale, cardiaque et pulmonaire, troubles psychiastriques graves.

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lucinogènes et délirogènes

LES EFFETS RECHERCHES

LES PRODUITS

PRINCIPAUX EFFETS
INDESIRABLES et/ou NOCIFS

Euphorie, détente ou parfois excitation, hallucinations.

Cannabis (marijuana ou haschich).

Possibilité de dépendance essentiellement psychologique (+) plus forte en usage régulier (++). Troubles de la mémoire, déconcentration, ivresse, perte de vigilance. Risques psychologiques pour les plus fragiles. Toxicité voisine du tabac.

Hallucinations.

De nombreuses plantes et champignons "exotiques".

Dépendance (+ ou -). Risques de confusion mentale.

Délires

Belladone, datura.

Dépendance (+ ou -). Risques de confusion mentale, d'accidents divers, d'accidents psychiatriques graves chez les plus fragiles.

Hallucinations, délires.

L.S.D.

Dépendance (+ ou -). Risques de confusion mentale, d'accidents divers, d'accidents psychiatriques graves chez les plus fragiles.

 

 


J'espère que tout cela vous permettra de réflèchir, le sujet est dur à traiter, j'ai essayé du visualiser et de parler de l'ensemble des drogues voici maintenant du vécu.

 

conseil aux jeunes, lisez "l'herbe bleue", ça va vous refroidir si vous consommez du LSD.......................

Ya junk de melvin burgess qui est bien aussi! (livres drogues)

Lundi 30 janvier 2006

Selon des experts, l'alcool est une drogue aussi dangereuse que la cocaïne et l'héroïne

Evaluons tout ça.

 

 

 

UN RAPPORT consacré aux " problèmes posés par la dangerosité des "drogues" ", rédigé par un groupe d'experts français et étrangers présidé par le professeur Bernard-Pierre Roques, directeur de l'unité de pharmacologie moléculaire de l'Inserm, vient d'être remis au secrétaire d'Etat à la santé, Bernard Kouchner. Ses conclusions devraient relancer fortement le débat sur la dépénalisation de la consommation des drogues douces.

Scientifiques parmi les plus renommés dans leur domaine, les auteurs définissent en effet une nouvelle échelle de dangerosité des drogues, battant en brèche la distinction entre drogues licites et illicites.

Ils classent les substances en trois groupes : le premier, celui des plus dangereuses, associe l'héroïne, la cocaïne et l'alcool ; le second regroupe les psychostimulants, les hallucinogènes et le tabac ainsi que les benzodiazépines ; dans le troisième groupe, on trouve enfin, mais " en retrait " soulignent les auteurs, le cannabis. Le rapport précise " qu'aucune de toutes ces substances n'est complètement dépourvue de danger ".

" On peut considérer que l'héroïne, à cause des risques divers liés à ses pratiques de consommation (seringue, infections multiples, overdose), est le produit conduisant au risque de décès le plus grand dans les conditions de consommation "de la rue" actuelles, écrivent les auteurs de ce rapport dont Le Monde révèle le contenu. Il précède l'alcool et le tabac, pour lesquels la dangerosité, en termes de cancer, maladie cardiovasculaire, hépatite, est très élevée. "

Ensemble des substances

 

HEROINE

- dépendance physique : très forte

- dépendance psychique : très forte

- neurotoxicité : faible

- toxicité générale : forte

- dangerosité sociale : très forte

COCAINE

- dépendance physique : faible

- dépendance psychique : forte mais intermittente - neurotoxicité : forte

- toxicité générale : forte

- dangerosité sociale : très forte

MDMA ("ectasy")

- dépendance physique : très faible

- dépendance psychique : ?

- neurotoxicité : très forte (?)

- toxicité générale : éventuellement très forte - dangerosité sociale : faible (?)

PSYCHOSTIMULANTS

- dépendance physique : faible

- dépendance psychique : moyenne

- neurotoxicité : forte

- toxicité générale : forte

- dangerosité sociale : faible (exceptions possibles)

CANNABIS :

- dépendance physique : faible

- dépendance psychique : faible

- neurotoxicité : 0

- toxicité générale : très faible

- dangerosité sociale : faible

ALCOOL :

- dépendance physique : très forte

- dépendance psychique : très forte

- neurotoxicité : forte

- toxicité générale : forte

- dangerosité sociale : forte

TABAC :

- dépendance physique : forte

- dépendance psychique : très forte

- neurotoxicité : 0

- toxicité générale : très forte (cancer) - dangerosité sociale : 0

 

 

 


 

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